L’intelligence artificielle arrive dans nos associations, qu’on le veuille ou non. Elle peut faire gagner un temps précieux, mais elle pose aussi des questions sérieuses. Plutôt que d’y répondre chacune dans son coin, les membres de l’Alliance Otonom ont choisi d’apprendre ensemble.
Décembre 2025 : une première formation commune
En décembre 2025, des membres des neuf associations ont suivi une formation commune sur l’IA et l’automatisation. Elle était animée par Leïla Maidane (InterSkillar).
La formation a montré ce que ces outils permettent concrètement. Elle a aussi abordé leurs limites et leurs risques :
- les biais : des IA peuvent reproduire des stéréotypes sexistes ou racistes, surtout quand elles sont conçues par des équipes peu diverses ;
- l’impact environnemental des technologies que nous choisissons d’utiliser ;
- la protection des données, un enjeu majeur pour des associations qui accompagnent des personnes vulnérables.
Une conviction en est ressortie : l’IA doit rester au service des équipes, pas l’inverse. Bien utilisée, elle prend en charge les tâches répétitives et redonne du temps pour l’essentiel, c’est-à-dire l’accompagnement des personnes.
Octobre 2026 : la suite
En octobre 2026, les chargé·es de communication des associations membres se sont retrouvé·es pour une deuxième formation consacrée à l’IA. Elle était animée par Guillaume, de Siréas, qui a partagé son expertise avec ses collègues des autres associations.
Place ensuite à la formation, avec un objectif clair : non pas remplacer le travail des équipes de communication, mais les soulager. Gagner du temps sur les tâches répétitives pour se concentrer sur ce qui compte vraiment, à savoir créer du lien, raconter nos projets et valoriser les personnes qui les font vivre. Une utilisation réfléchie et responsable, c’était tout l’enjeu de cette rencontre.
C’est aussi ça, mutualiser : une compétence développée dans une association profite aux huit autres.
Une charte d’utilisation commune en préparation
La formation s’est ouverte sur un point d’étape à propos de la future charte IA de l’Alliance. Le constat de départ est simple : l’usage précède toujours la règle. La question n’est plus d’autoriser ou non l’IA, mais d’encadrer un usage qui existe déjà.
Les neuf associations ont les mêmes obligations, accompagnent des publics proches et partagent déjà des outils. Un cadre commun s’impose donc. La charte posera des principes et des lignes rouges partagés, que chaque association adaptera ensuite à sa réalité. Commune, mais pas uniforme.
Nous partagerons la charte ici dès qu’elle sera adoptée.